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Un troisième siège africain à la Banque mondiale

Le président de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick, lors d'une réunion à Washington.                  
Le président de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick, lors d'une réunion à Washington.
Reuters


Par RFI
A partir du 1er novembre 2010, le conseil d'administration de la Banque mondiale disposera d'un troisième siège (sur 25) pour l'Afrique. Lentement, le continent gagne du terrain au sein des grandes institutions financières internationales, souvent accusées par les ONG alter-mondialistes d'être trop soumises à l'influence des pays riches.
C'est une Sud-Africaine, Renosi Mokate, responsable de la Banque centrale sud-africaine, qui rejoindra le conseil d'administration de la Banque mondiale, le 1er novembre 2010. Elle représentera bien sur son pays, la puissance économique du continent, mais elle représentera aussi les deux plus grands producteurs de pétrole d'Afrique sub-saharienne : l'Angola et le Nigeria.
Toutefois, il n'y a pas de quoi inverser la tendance dans l'immédiat, puisque le conseil d'administration de l'institution fondée en 1945, et dont le siège se trouve à Washington, reste dominé par les puissances occidentales.
L'Europe, à elle seule, compte huit sièges sur les vingt-quatre actuels. Mais les pays européens sont appelés à réduire leur présence dans le cadre de la réforme de la Banque.
Avec la création de ce vingt-cinquième siège, les pays en développement disposeront désormais d'une majorité au conseil d'administration, même s'ils resteront minoritaires en termes de droits de vote.
L'objectif de la Banque mondiale reste de porter à 50% le pouvoir électoral de ces pays. Les pays en développement sont, bien sûr, les premiers bénéficiaires de l'aide de la Banque mondiale et sont donc appelés à faire davantage entendre leur voix pour mener à bien des projets plus adaptés et utiliser de manière plus efficace les fonds qui leur sont destinés.

http://www.rfi.fr/afrique/20101009-troisieme-siege-africain-banque-mondiale

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