Accéder au contenu principal

Ford rachète son ex-usine de Blanquefort (Gironde)

Challenges

Reportage Challenges.fr La présence de la ministre de l'Economie, venue personnellement présider le comité de pilotage sur l'évolution du site, illustre l'importance accordée par Bercy à ce dossier. 

 


(c) Sipa
 
DANS le paysage ravagé de l'industrie française, il semble que chaque jour doive apporter son lot de mauvaises nouvelles, comme la mise en liquidation judiciaire de Molex France le 5 novembre, ou celle des cuisines Vogica ce lundi. L'Etat "brancardier", comme l'appelait l'économiste Elie Cohen dans les années 1980, ne dispose plus des moyens d'intervention adéquats. Et il est désormais très rare qu'il parvienne à autre chose qu'à un colmatage de brève durée, comme l'a notamment montré l'affaire Molex.

Mais il arrive parfois qu'un petit miracle s'opère. C'est ce qui s'est produit aujourd'hui même, avec la 
confirmation, en fin d'après midi, de la reprise par Ford Europe de son ancien site de boîtes de vitesse de Blanquefort (Gironde), cédé il y a un peu plus d'un an à un groupe familial allemand dont les projets se sont, entre-temps, totalement évaporés. En particulier, la fabrication de pièces pour éoliennes, présentée comme une activité porteuse d'avenir pour les salariés français, n'a pas pu être mise en place.


La présence de la ministre de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi, Christine Lagarde, venue personnellement présider cet après-midi le comité de pilotage sur l'évolution du site, illustre l'importance accordée par Bercy à ce dossier. Il s'agit en effet d'un site employant au total 1600 personnes, l'un des plus importants de la région sud-ouest, dont Ford s'était séparé au moment de la crise financière, doublée d'une grande crise de l'industrie automobile.

L'amélioration de la conjoncture dans ce secteur, ainsi que le rétablissement des finances des grands constructeurs américains -dont Ford - explique sans doute que le géant de Detroit accepte aujourd'hui de faire ce geste en faveur de son ancienne usine française. La clé de ce "happy end" ne réside donc pas dans une plus grande efficacité de l'Etat "brancardier", mais dans le retour à meilleure fortune de l'ancien propriétaire, et à son sens des responsabilités, comme l'a d'ailleurs souligné Christine Lagarde. La manière dont elle a résumé l'intervention publique est à cet égard révélatrice: "Il a fallu être persuasifs".

 par Anne-Marie Rocco, grand reporter à Challenges, lundi 8 novembre 2010. 

http://www.challenges.fr/actualites/entreprises/20101108.CHA9933/ford_rachete_son_exusine_de_blanquefort_gironde.html 

 

Posts les plus consultés de ce blog

Porsche et l’électrique : marche arrière ou stratégie ?

  Porsche et l’électrique : recul ou stratégie ? Décryptage 2025     Entre réalités industrielles, évolution de la demande et pressions réglementaires, Porsche ajuste sa trajectoire électrique. Signe d’un recul ou d’une maturité stratégique ? Voici une lecture claire et structurée pour comprendre les enjeux. 1) Où en est la demande pour les Porsche électriques ? La phase d’hypercroissance des ventes de véhicules électriques se normalise. Les acheteurs premium comparent autonomie réelle , temps de recharge , plaisir de conduite et valeur de revente. Les attentes diffèrent selon les régions : l’ Europe pousse fort l’électrification, la Chine est très concurrentielle, l’ Amérique du Nord reste attentive à l’ infrastructure de recharge . Le coût total de possession compte, même en haut de gamme : prix, aides, assurance et énergie influencent le choix final.  💡 À retenir Le ralentissement n’est pas un désintérêt pour l’électrique...

Cameroun-Exploitation-Production / Total va céder ses activités à Perenco

Le groupe pétrolier français Total a annoncédans un communiqué  mercredi 10 novembre 2010, qu'il envisage de céder ses activités d'exploitation-production à la société française Perenco. Toutefois, aucune donnée d'estimation n'a été précisée en ce qui concerne le montant de la transaction.  Le groupe pétrolier Total a par ailleurs, déclaré que sa filiale au Cameroun (Total Cameroun SA) générait environ 0.3 % de sa production totale, soit 40.000 barils /jour. Cependant, une convention a été signée entre Total et Perenco pour valider la vente des 75,8 % d'intérêt que détiennent Total dans sa filiale Total E&P Cameroun (société camerounaise), 20 % étant détenus par la Société Nationale des hydrocarbures (SNH) et 4,2% par le groupe Paris Orléans-Groupe Rothshild. Malgré cette transaction, Total entend rester un acteur de l'industrie pétrolière au Cameroun, et poursuivre ses activités dans le raffinage et la distribution de produits pétroliers dans le pays. ...

Raymond Domenech réclame plus de 2 millions d'euros à la Fédération de football

Le Post Qu'il paraît déjà loin, le temps où Raymond Domenech dirigeait l'équipe de France de football... Pourtant, en coulisses, le combat fait toujours rage entre le clan Domenech et les huiles de la Fédération française de foot (FFF). Après le licenciement de Domenech pour faute grave, au début du mois de septembre, la  " Fédé "  avait semble-t-il privilégié l'idée d'une transaction avec l'ancien coach, afin d'éviter une possible – et infamante - défaite judiciaire aux Prud'hommes. La discrète rencontre entre les avocats des deux parties, fin septembre, avait semblé accréditer la thèse d'un divorce amiable. Plusieurs années de salaire Mais la discussion a semble-t-il tourné court. A tel point que, la semaine dernière, Fernand Duchaussoy, le patron de la FFF, affirmait qu'il  " n'y a pas de raison de négocier ou que la Fédération donne de l'argent [à Domenech] " . Le message a été reçu cinq sur cinq par l'inté...